27 août 2008
The city sun sets over me...
Sans illusions d'exeptions, tous mes questionnements sont communs à la moitié des jeunes de mon âge. Le tout bien sûr, enrobé d'une épaisse gelée de phrase et d'un style quelque peu dégoulinant... d'une pâte quasi-inconsistante, et d'ingrédients tout aussi. Je n'inove jamais. Toujours ce même arrière goût amère d'un mélange peu suptil de haine, d'angoisse et de dégoût qui reste en travers de la gorge. Tout cela est-il bien digeste? Peut-être peut-on s'inquieter de la conservation de ce cervelet au chlorhydrate de paroxétine... Etrange ironie que celle de devoir réingurgiter ces mêmes saloperies aux goûts âcre. Impossible de ne pas me rememorer le verre opaque à l'eau blanchie d'amertume. Les moindres gouttes se deversant aux plus profonds de mes veines répandant l'inconscience dans le moindre de mes membres inertes et diluant la moindre parcelle de réalité. Aux yeux de tous, la lucidité m'a quittée depuis bien longtemps. Litanies incessantes.
photographie - Crystal Castles
08 juillet 2008
That's the sound of your braincracking...

Est-ce que ce putain de séjour entre ces quatres murs blancs aura eu un réel impact sur moi? S'il n'en ai pas moins que je suis maintenant libre, d'aller et venir à ma guise, et de composter mon aller simple demain a 11heures sonnantes et trébuchantes, mon esprit, lui, est toujours emmuré entre ces remparts de mensonges et definitivement enlisé dans de troublants questionnements. Seuls subsitent en moi quelques certitudes qui sont autant de fenêtres ouvertes. Je suis belle et bien consciente de certaines de mes pathologies.
photographie - "on aura reconnu l'énérgumène narcissique"
05 juillet 2008
You want what wit me?! I'm a tell you one time, don't fuck wit me!

Je viens à peine de rentrer de ma longue hospitalisation à Angela Duval et deja les vêtements, magazines ainsi que divers cables filamenteux témoins d'une nouvelle ère jonchent lamentablement sur le parquet. La voie est impraticable, ou plutôt pratiquement impraticable puisque d'un point de vue optimiste, certains monceaux de bois mal vernis sont tout de même à découvert. Ce débaras est une sorte de marécage, rien d'autre que la matérialisation des méandres inconsistants de mon esprit.
photographie - Pavla Pavlunka
28 juin 2008
He got his gun and they start running hard, he started firing and then he just charged...

Mon humeur se rétablit peu à peu, soignée en grande partie par de fines doses de deroxat. J'en suis toujours à me demander comment j'ai pu tomber là-dedans et par ailleurs comment s'en sortir, décrocher, sans en être tout à fait certaine... comme-ci toutes les choses sont irrémediables et que tout ceci est a vivre avec fatalité. A voir les visages que je finis par voir revenir deux semaines après leur sortie... Au fond nous sommes tous inscrit sur le même registre et tout ceci n'est qu'un éternel recommencement.
03 juin 2008
Take me to the rave city...

Voila bien une bonne semaine que je ne me suis pas rendue sur ce blog. C'est curieux comme le temps peut vous paraître long à certains moments de votre existence alors que sa durée n'est qu'insignifiante au vu des années que vous avez vécu. Rien de plus que cette notion, qui peut paraître pourtant anodine, ne caracterise mieux l'âge adulte. (Voila pourquoi, enfant, le temps s'écoulant à sa juste valeur, on s'emmerde tellement (et on emmerde les autres au passage) lors des fameux trajets en voiture sur l'A90). 8 longs et ennuyeux jours qui m'ont vu entrer en ambulance à l'hopital Morvan un mardi matin de bonne heure puis internée d'urgence, alors que les étoiles pointaient leurs nez, à l'hopital physchiatrique de Bohars. L'antre des fous, comme certains se plaisent à l'appeller. J'y suis donc depuis une semaine, et je profite d'une permission de sortie accordée par les médecins pour rédiger ces quelques mots. Il suffit d'évoquer, ne serais-que le cynique réglement de l'H.P., pour s'imaginer un temps soit peu l'ambiance et la façon dont on y vegète. Les postes de musique, les colliers, sèches-cheveux ect. puisque on peut se pendre avec ou s'electrocuter. La seule chose que l'on nous autorise à posséder et soit sous forme de vêtements ou soit d'edition reliée. Rien d'autre. En attendant leur diagnostics, mes parents essayent de me trouver une place à l'H.P. Angela Duval, qui paraît d'il est bien mieux. Leur crainte est de me voir recommencer. Et là dessus, elle se revèle très justifiée puisque j'avoue moi même que je n'ai pas conscience de mes gestes...
photographie - Akif Hakan
16 mai 2008
I found a friend in mescaline...
J'éprouvais l'envie de trouver, pour une fois, une illustration conforme à mes envies du moment. Quelquechose de glauque, de noir et de beau à la fois. Non, cette photographie se limite evidement pas à d'aussi minimes notions, tout autant que mes pensées actuelles ne submergées par un inquietant sens de la dépression inée... Tout va au mieux, je végète tranquillement, comme à mon habitude, ruminant de racines carrées, en racines carrés, fulminant d'inéquations en inéquations. Tourne en boucle dans la pièce aux volets clôts et à l'ampoule instable le si bien nommé Bloody Dead And Sexy. Bloody Dead, c'est pour moi un des meilleurs groupes de batcave, qui mériterait une consécration bien plus grande que le rang d'obscur groupe pour aficionados de caves humides. Et si sexy, puisque cocktail détonnant de riffs tranchants, de lignes de basses soutenues, et de textes au combien morbides. Lorsque on aborde le sujet pointilleux du rock gothique, on a bien trop souvent cette vielle image dans notre tête, tel un autocollant indissolvable à l'alcool 90°, qui reste associée aux mascarades de groupes gluants, au bruitisme à la limite de l'insupportable...
photographie - D. Dimitracacos
04 mai 2008
...And the truth's too harsh to comprehend, you just pretend there isn't a problem...

De retour en Italie. Oui... quoi de plus pathétique qu'une phrase de ce genre là pour annoncer son arrivée? Extraite du car "Renée C. voyages"? Survivante de la file vaticanaise (4 heures, je précise)?. L'"anorexique" est de retour, avec a présent ses profs et parents sur le dos. Hum... ces quelques lignes pourraient friser aisement avec un quelqueconque désinteressement accentué par une pointe d'ironie, mais il n'en n'est rien. Ce voyage s'est vraiment révélé être superbe. Outre les nombreuses anectodes diverses et variées qui ont ponctuées cette semaine (a savoir nos amis les Belges contestataires de l'étage du dessous, les tubes de biafines, la découverte de l'origine vaticanaise de la tecktonik, les "Titus! au pied"...), cela nous a permis de nous faire une certaine idée de Rome et Florence, voir de l'Italie en général. Les vespas alignées aux retroviseurs rafistolés, les pots de fleurs par dizaine surplombant un balcon, les champs d'antennes télés elevés sur le toit des immeubles, les cris... Hum, au passage dédicace à Romain qui n'arrivait toujours pas a cerner mon but a photographier les "barres HLM tagguées" et les "ordures". Simple, ces habitations refletent a elles seules, ce mode de vie italien, rempli de ses extravagances et de ses ironies. Franchement, je ne vois pas l'interêt de mitrailler les sculptures, et tableaux renaissants sous d'imposants cadres. Elles aboutissent à des clichés objectifs, en contradiction avec les souvenirs et emotions que doivent degager l'art. Et pour terminer ce billet, d'humeur fatiguée, (valise à decharger), je terminerai simplement par un beau...
Titus! Au pied!
27 avril 2008
Naughty things, very very dirty things...

J'ai commencé (ou presque fini, c'est au choix) de bourrer ma valise pour partir en Italie. Et selon toute vraisemblance, basée sur l'observation de mes traditions "nomades", ce n'est qu'une fois la-bas, que je m'apercevrai de l'absence de quelquechose de (très) utile. Recaputulons le plus important: Ipod (inclus albums de Cat Power), bidon d'flotte pour mes lentilles, euh... peingne? (tachons de ne plus l'oublier), et sans ommettre ma grande trouvaille, des cachets, mettons 6, qui j'espère aurons le même effet qu'un sommnifère. Pour combler, mes 2 précédentes heures de sommeil, par nuit, ainsi que toutes celles de la semaine, du mois et de l'année à scruter les étoiles, écouter l'emission "Dormir Debout", et surtout à compter les moutons... Merde, fermer la valise va se reveler un pari risqué, Lucien est affalé dessus.
24 avril 2008
Let's party time!! Na na na na...

Je me sens mal. Ou plutôt dire que je m'emmerde au plus haut et que je suis blasée de tout serais plus juste. Pas plus tard qu'hier, j'ai decouvert Le groupe en passe de devenir l'un de mes incontournable favori, j'ai nommé Lesbians On Ecstasy. De l'electro-minimaliste, assez similaire à Peaches mais en plus étoffé, et en paroles juste un peu moins salaces... Il me reste très exactement 90 centimes sur ma carte de crédit. *la joie*. J'espère juste me réaprovisionner en nneuros, histoire de m'acheter d'autres tees, et encore d'autres... je deviens comme les autres. L'égérie de la consommation. Sortie de table, je crois que j'ai bu un peu trop. C'est curieux comme quelques verres de cidre peuvent me faire le même effet qu'une demi-bouteille de kir. De toute façon faut'qu'j'arrête. Pour arriver a mon objectif. 32 kilos pour 1m53. Plus de viande, plus de sucreries... Je serais encore plus mince qu'à present^^
16 avril 2008
...The bitch said yeah, yeah, yeah, yeah, yeah!!...

Mes cheveux (ou ce qu'il en reste) sont une fois de plus tombés dans l'evier et jetés en lambeaux dans le sac plastique de la corbeille. Une coupe au carrée sur une tête à moitiée vidée, lavée et essorée comme la mienne. Aux idéaux incertains, voir inexistants. Une sorte de cervelet, omnibulé par les cachetons, emplit de leggings lamés futuristes, de sacs American Apparel, de plateformes incertaines et de robes à pois blancs. Qui n'aspire à rien, mais qui cherche à éviter tout.
Qui ne peut vomir, donc ne mange pas.


